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  • 11 janv.
  • 3 min de lecture

Si tu as des amis français, as-tu remarqué qu'une nouvelle expression est en train de s'imposer en France depuis quelques années?


Les Français ne se souhaitent non pas une "bonne année", mais une "belle année" !

On peut aussi retrouver cette expression dans la nouvelle tendance à dire "belle journée".

Certains analystes se sont penchés sur ce nouveau phénomène linguistique (petite explication dans cette vidéo).


Pour ma part, je pense que c'est une manière de se différencier, d'être un peu plus original et de montrer à notre interlocuteur qu'on pense à lui : on veut vraiment que son année soit bonne mais aussi "belle" avec un petit côté magique.


Le hic, c'est que, maintenant qu'après quelques années d'utilisation, le "belle année" s'est banalisé et, si on veut être original, il faut trouver d'autres adjectifs qui vont monter en intensité, comme "excellente année", "magnifique année". Bref, on ne s'en sort plus. 🙃



Si je te parle de la nouvelle année, c'est qu'en France, il s'agit d'un rituel assez codifié. Le 31 décembre à minuit, on envoie des messages de bonne année à tous ses proches. Ce jour-là est un moment important : beaucoup de gens "réveillonnent" (= font la fête) et même ceux qui ne font rien de particulier attendent quand même minuit avant d'aller se coucher.

Puis, on va continuer avec ces vœux, non pas quelques jours, mais pendant tout le mois de janvier, à chaque personne qu'on rencontre pour la première fois en 2026 : notre épicier, nos voisins, ces cousins qu'on voit rarement, ce client à qui on envoie un e-mail le 20 janvier...

Ne pas dire "bonne année" est une faute de goût.


La tradition se perd, mais, jusqu'à récemment, il était normal d'envoyer aussi des cartes de vœux pour souhaiter beaucoup de bonnes choses à nos proches ainsi qu'à nos relations professionnelles.

Pourtant, les temps changent...Cette année, le Premier ministre français a demandé aux ministres de ne plus envoyer de cartes de vœux en version papier, dans un contexte de déficit budgétaire. (Je ne savais pas que c'était si cher 🤔), ce à quoi le premier fabricant de carte de vœux a répondu en envoyant gratuitement des paquets de cartes à tous les ministères pour qu'ils les utilisent!


Voilà. Naïvement, j'ai toujours pensé qu'on pouvait dire bonne année à tout le monde. Puis j'ai déménagé en Turquie, et la première année, j'ai vu que ce n'était pas le cas.

En Turquie, la nouvelle année est un moment rapide, le soir du 31 . On souhaite bonne année ce jour-là, et un peu le 1er janvier (mais ce n'est pas un rituel répandu partout), et dans tous les cas, on arrête rapidement le 1er janvier. D'ailleurs, c'est quelque chose qu'on souhaite seulement à ses proches. Alors, après avoir souhaité bonne année quelques jours plus tard à des voisins en me prenant un vent (ils ne m'ont pas répondu), j'ai vite compris que ça ne se faisait pas😀.


Et dans ton pays, comment ça se passe? A qui et jusqu'à quand dites-vous bonne année? Réponds en commentaire en bas!


Nous sommes déjà le 11 janvier... Et comme je suis française, je me permets encore de te souhaiter une très BONNE année 2026!


🌻Que cette année soit pour toi synonyme de douceur, de sérénité, et qu'elle t'apporte beaucoup de petites joies dans la vie quotidienne et de beaux projets.


🗣️Ah, et aussi, je fais le vœu que tu deviennes bilingue en français.

Non, je plaisante, tu n'es pas obligé(e) d'être bilingue en français !

✅Mais toujours est-il que tu peux compter sur moi pour t'aider à atteindre tes objectifs!





 
 

Les souhaits et les vœux ne sont pas des choses réelles. Ce sont des choses idéales, que l'on souhaite.

Et comme on n'est pas sûr, on utilise le fameux SUBJONCTIF !


Par exemple :


Je souhaite que cette nouvelle année soit meilleure que la précédente.


ou plus formel ou professionnel :

Je tiens à* ce que cette nouvelle année nous permette de créer de beaux projets.

Je forme le vœu que vous puissiez réussir tout ce que vous entreprendrez cette année.



Un fait un peu surprenant pour les vœux ou les prières, c'est qu'on enlève souvent le verbe et on commence directement par "que" + subjonctif


Que cette nouvelle année t'apporte beaucoup de succès!

Que l'année avenir soit remplie de petites joies et de grands bonheurs !

Que 2026 soit synonyme de paix et de sérénité !

Que la santé, la réussite et le bonheur t'accompagnent !


👉 Et toi? Quels sont tes souhaits pour la nouvelle année? Ecris-les en commentaire en bas!


Vocabulaire :


  • tenir à qch/qqn = qch/qqn est important

Je tiens à ce chapeau. = Il a une valeur sentimentale pour moi.

Je tiens à mon amie Elodie. = Elle a de la valeur pour moi, elle est importante pour moi.


  • tenir à ce que + sujet +subjonctif = c'est important pour moi.

Je tiens à ce que vous respectiez les règles.


 
 

Le début d’une nouvelle année rime souvent avec motivation… puis avec découragement. Quand on apprend le français, que ce soit pour un examen de français, pour le travail ou pour la vie quotidienne, travailler plus ne suffit pas : il faut surtout travailler mieux. Une bonne organisation et des cours de français adaptés à son objectif font toute la différence dès le début de l’année.


Après plus de 14 ans d’enseignement du français et en tant qu’examinatrice officielle du TCF, TEF et DELF-DALF, j’accompagne chaque année des apprenants qui préparent un examen de français ou souhaitent simplement améliorer leur niveau.


J’observe souvent les mêmes erreurs… et les mêmes stratégies qui permettent de progresser efficacement.


Voici donc mes conseils pour bien commencer cette nouvelle année quand on apprend le français, sans pression inutile.



1. Définir un objectif clair pour apprendre le français


Dire “je veux améliorer mon français” est un bon point de départ, mais ce n’est pas suffisant. Pose-toi une question simple :À quoi le français va-t-il me servir cette année ?

Un examen de français (comme le TCF, TEF, DELF-DALF, UN language proficiency exam...), un projet professionnel, une installation dans un pays francophone, ou simplement plus d’aisance à l’oral ?


Cela peut être à la fois un objectif à court terme (le TCF Canada) et à long terme (la recherche de travail au Canada), mais chaque chose doit se dérouler en son temps, l'une après l'autre.


 Un objectif clair permet de savoir quel niveau viser, quel vocabulaire apprendre — et surtout lequel il n'est pas nécessaire d'apprendre.



2. Apprendre le français régulièrement plutôt qu’intensivement


Chaque année, je vois des apprenants très motivés en janvier… puis épuisés en février. Etudier trop longtemps, puis s'arrêter longtemps parce qu'on est fatigué....Ce n’est pas la solution. Il vaut mieux de petites séances régulières plutôt que de travailler chaque soir de longues heures, mais bien sûr, cela dépend


Je pense en particulier aux verbes. Cet excellent site internet de conjugaison permet de travailler quelques minutes chaque jour sur les verbes (chaque fois que tu as envie de scroller bêtement sur les réseaux sociaux), ce qui est beaucoup plus efficace que d'apprendre un livre de conjugaison pendant des heures.


3. Se concentrer sur le français utile pour les examens ou la vie quotidienne


En tant qu’examinatrice, je constate souvent que des candidats connaissent des règles complexes mais peinent à expliquer une situation simple.

Il faut privilégier le français que l’on utilise réellement :

  • expliquer un problème

  • donner son opinion

  • écrire un message clair

  • comprendre des consignes

  • argumenter (indispensable pour les examens)

La grammaire et le vocabulaire ne sont pas un objectif en soi. Au contraire, ils doivent toujours servir la communication.


4. Apprendre une seule langue à la fois


Tu as peut-être besoin d'apprendre aussi une autre langue, comme par exemple passer aussi un examen d'anglais. Si tu étudies les deux en même temps, tu seras sûr(e) de mélanger les deux langues. Dans la mesure du possible, attends d'avoir fini l'apprentissage nécessaire d'une langue (avoir fini l'examen) pour te lancer dans l'autre.


5. Améliorer son expression orale en français dès le début de l’année


Beaucoup d’apprenants comprennent bien le français, mais n’osent pas parler. C’est normal. Pourtant, l’oral est souvent décisif, notamment pour le TCF et le TEF.

Comprendre le français ne suffit pas. Il faut oser parler, même avec des erreurs.

Les bonnes habitudes :

  • reformuler à voix haute ce qu'on lit

  • s’enregistrer

  • répéter à voix haute des structures utiles

  • s’entraîner avec un cadre précis

La confiance à l’oral se construit avec la pratique.


6. Progresser en français sans chercher la perfection


Vouloir parler sans fautes est un piège. À l’examen, comme dans la vraie vie, la clarté est plus importante que la perfection. Un message compréhensible vaut toujours mieux qu’un silence parfait.


Bien commencer 2026 avec des cours de français adaptés à son objectif


Si tu veux démarrer l’année avec une méthode claire et adaptée à ton objectif, je propose :

👉 Tu peux me contacter (en bas de la page d'accueil) pour faire le point sur ton niveau et définir une stratégie efficace pour 2026.

Bien commencer l’année, c’est souvent ce qui fait toute la différence.

 
 
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